UNE ENVELOPPE DE 150 MILLIONS FCFA DÉDIÉE À LA CAGNOTTE

Les chevaux s’apprêtent à entrer en piste pour la première édition du Pari confédéral de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le rendez-vous phare est fixé au jeudi 15 octobre 2026. Dotée d’une enveloppe exceptionnelle de 150 millions de francs CFA, cette compétition marque une nouvelle étape dans la coopération entre les sociétés nationales de loterie et de Pari Mutuel Urbain du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Le lundi 12 octobre 2026, à l’Hôtel de l’Amitié de Bamako, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou, a présidé la cérémonie officielle d’ouverture des travaux de cette première édition, en présence des responsables institutionnels, des dirigeants de sociétés de loterie et des délégations venues de plusieurs pays africains.
Une compétition hippique au service de l’intégration
Cette première édition est l’aboutissement d’un processus de concertation entre les sociétés nationales de loterie et de Pari Mutuel Urbain des trois pays membres de la Confédération AES. Il s’agit notamment de la Loterie Nationale Burkinabè (LONAB), la Loterie Nationale du Niger (LONANI) et le Pari Mutuel Urbain du Mali (PMU-Mali). Elle ambitionne de faire du secteur des jeux un instrument de coopération économique, de mutualisation des moyens et de partage d’expériences.
Dans son discours de bienvenue, le Directeur Général de PMU-Mali, Fassery Doumbia, a rappelé que cette initiative est le fruit d’une volonté commune, construite progressivement par les responsables des sociétés concernées. « Aujourd’hui, cette ambition devient une réalité », a-t-il déclaré, soulignant que le Pari confédéral AES constitue une concrétisation de la coopération entre les trois sociétés nationales.
Pour illustrer cette démarche collective, le Directeur Général de PMU-Mali a souligné que la raconte des Directeurs Généraux et sociétés de loterie du Burkina, du Mali et du Niger avait permis de poser les bases d’un jeu communautaire commun, destiné à traduire dans le domaine des jeux de Pari, l’esprit de solidarité, de coopération et d’intégration qui alimente les peuples de l’espace AES.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’apprêtent ainsi à partager une expérience commune autour d’un Quinté spécial doté de 150 millions de francs CFA. Selon les explications données par Fassery Doumbia, le dispositif prévoit une mise de base commune de 300 francs CFA et une centralisation des enjeux dans le cadre de cette opération confédérale.
Le 15 octobre prochain, les parieurs des trois pays pourront ainsi vivre simultanément le même rendez-vous hippique, autour d’une course qui symbolise le rapprochement des populations et la volonté de renforcer les liens entre les États membres.
« Le temps d’une course, il nous est donné de vivre ce qui nous unit », telle est, en substance, la portée du message développé par le Directeur Général de PMU-Mali. Au-delà de l’enjeu sportif et commercial, cette initiative entend contribuer à la construction progressive d’un modèle de coopération durable entre les sociétés nationales de loterie de l’espace AES.
Près de dix pays africains représentés à Bamako
Dans son allocution le Directeur Général de PMU-Mali, Fassery Doumbia, a salué la présence de plusieurs délégations africaines à cette première édition du Pari confédéral de l’AES. Il a notamment souhaité la bienvenue à la délégation de la République du Congo, conduite par Étienne Makosso, Directeur Général de la Congolaise de Gestion de Loterie (COGELO), ainsi qu’à celle de la République Démocratique du Congo, représentée par Claude Soulanges, responsable de la Société Nationale de Loterie. Il a également salué la délégation ivoirienne conduite par un conseiller de Dramane Coulibaly, Directeur Général de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) et président de l’Association des Loteries d’Afrique. Le Sénégal était représenté par une délégation conduite par M. Senghor, représentant la loterie du Sénégal.
La présence de ces délégations, aux côtés des représentants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, confère à cette première édition une dimension africaine plus large. La participation annoncée de M. Abou Salam, représentant de la National Lottery Authority du Ghana attendu, le mercredi 14 octobre, devrait encore renforcer cette ouverture continentale.
Faire de la coopération un levier de développement
Dans son allocution, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a inscrit le Pari confédéral AES dans la dynamique de construction d’un espace de souveraineté, de solidarité et de prospérité partagée.
Il a notamment déclaré que « cette ambition appelle à une coopération économique plus étroite, une meilleure valorisation de nos potentiels nationaux, la mutualisation de nos moyens et la mise en œuvre de projets communs pour améliorer concrètement les conditions de vie de nos populations ».
Pour le ministre d’État, le Pari confédéral représente une traduction concrète de cette ambition. Il a souligné que la mise en commun des initiatives permet aux sociétés nationales de renforcer leurs capacités, d’améliorer leurs pratiques et de développer des solutions adaptées aux évolutions du secteur.
Le ministre d’Etat Alousséni Sanou a également insisté sur les exigences de gouvernance qui doivent accompagner cette dynamique, notamment la transparence des opérations, la protection des mineurs, la prévention du jeu excessif et la lutte contre les pratiques illégales.
Il a invité les responsables des sociétés concernées à faire de cette première édition une réussite exemplaire, tant sur le plan organisationnel que dans la promotion des valeurs de coopération et de solidarité.
Une dimension sociale au cœur du projet
L’une des particularités de cette première édition réside également dans son volet social. Les trois sociétés nationales ont décidé de contribuer conjointement à une action au bénéfice des populations, notamment par la mise à disposition de 20 couveuses néonatales au Ministère de la Santé et du Développement Social du Mali. Cette initiative traduit la volonté des organisateurs d’associer la performance économique à l’amélioration des conditions de vie des communautés. Comme l’a souligné Fassery Doumbia, la réussite d’une telle initiative ne doit pas se limiter aux résultats commerciaux, elle doit aussi se mesurer à sa contribution au bien-être collectif.
Par Mahamane TOURE – NOUVEL HORIZON
