PRÉSERVATION DE L’ÉCOSYSTÈME DU BASSIN DE LA VOLTA

La ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire abrite depuis le mardi 23 juin 2026, le 5ème Forum des Parties Prenantes du Bassin de la Vota (FPP5). Cet évènement d’envergure qui se tiendra jusqu’au 25 juin 2026  réuni une soixantaine de participants composés d’experts nationaux, de consultants, venus des six pays où s’étend le Bassin, à savoir : le Benin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Ce Forum est couplé à un atelier régional  de validation politique, de vulgarisation et de capitalisation des résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental, des services  et fonctions des écosystèmes, et des impacts socio-anthropologiques dans le Bassin de la Volta.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier qui s’est déroulée  à l’hôtel Les Terrasses de Bonoumin, Abidjan – Cocody,  était présidée par la Directrice de Cabinet du ministre des Eaux et Forêts de la Côte d’Ivoire, Mme Zouzou Epouse Mailly Elvire-Joëlle ;et a enregistré laprésence du président  de  la Coordination  Régionale des Usagères et Usagers du Bassin de la Volta (CRU-BV), M. Etienne Bello, du Secrétaire Exécutif (SE) GWP-AO, M. Amadou Lamine N’Diaye, et du SFN – Cote d’Ivoire, M. Kouassi Kouamé Auguste.

Prenant la parole au nom du Coordonnateur de la structure  focale nationale de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV),  M. Kouassi Kouamé Auguste a tenu à rappeler l’importance de la rencontre au regard des multiples défis rencontrés dans le Bassin de la volta. Selon ses explications, bien que seuls 3% du Bassin soient rependus en Côte d’Ivoire,  le Gouvernement de ce pays s’est  «  toujours investi avec sérieux dans les mécanismes de coopération mis en place ». Au regard  des enjeux liés à la préservation des écosystèmes et des ressources au niveau du Bassin, M. Kouassi  Kouamé dit compter sur ce Forum pour que les résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental permettent de dégager in fine  une feuille de route nationale, en actions physiques sur le terrain.

Rappelant que « Le Bassin de la Volta est un patrimoine stratégique commun, un facteur de stabilité régionale, un levier de développement économique et un instrument de solidarité » entre les peuples, Mme Zouzou Epouse Mailly Elvire-Joëlle,  Directrice de Cabinet du ministre des Eaux et Forêts de la Côte d’Ivoire, a fait savoir que la création de l’Autorité du Bassin de la Volta, constitue une réponse collective  des Chefs d’État des pays concernés pour répondre de manière coordonnée  aux multiples défis rencontrés au niveau du Bassin partagé. Affirmant que les résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental qui seront exposés lors de l’atelier constituent  « un outil d’aide à la décision politique », Mme la Directrice de Cabinet a lancé un appel aux Partenaires Techniques et Financiers (PTF) afin qu’ils continuent d’accompagner l’ABV dans cette dynamique porteuse d’avenir et  permettant à terme,  de disposer d’un portefeuille de projets régionaux matures.

CONTEXTE DE L’ÉTUDE

Le Bassin de la Volta est le 9ème plus grand Bassin fluvial transfrontalier d’Afrique subsaharienne. Il couvre une superficie d’environ 398 390 km². Selon les données, 70% des populations riveraines dépendent du Bassin.

Rentrant dans le cadre  du Projet « Inverser les tendances de la Dégradation des Écosystèmes et des ressources en eaux dans le Bassin de la Volta (REWarD – Volta River Basin) », la mission d’évaluation du capital environnemental, des services et fonctions des écosystèmes, et des impacts socio-anthropologiques dans le Bassin de la Volta,  a été effectuée par le Cabinet d’Etudes Béninois « Succes Consulting Group ». Parmi les objectifs de l’étude  qui s’est déroulée en 2025 dans les six pays où s’étend le Bassin de la Volta, figurent notamment  la Cartographie des écosystèmes du Bassin de la Volta et de leurs services ; les impacts liés à leurs utilisations, assortis de leurs typologies ; les états actuels et leurs potentialités aux plans écologique et de biodiversité, social, économique, culturel, entre autres.

Le présent atelier vise désormais à assurer l’appropriation politique, institutionnelle et opérationnelle des livrables validés suite à l’étude. Les experts venus des six pays devront donc traduire les résultats validés en orientations, engagements et actions concrètes aux niveaux régional et national.

LE MALI VALABLEMENT REPRÉSENTÉ

Le Mali où s’étend une partie du Bassin, communément appelé « Volta Noire », est valablement représenté à cet atelier. Au nombre de cinq, la délégation malienne est composée de M. Sidiki Tangara, représentant du Ministère de l’Énergie et de l’Eau du Mali ; M. Bourama Traoré, représentant du Partenariat National de l’Eau ; M. Etienne Bello, président de la Coordination Nationale des Usagers du Bassin de la Volta au Mali ; M. Ibrahima Coulibaly, représentant l’Agence de l’Environnement et du  Développement Durable (AEDD) ; M. Pierre Kassogué,  représentant du  Coordinateur de la Structure Focale Nationale ABV Mali .

Ils auront la lourde tâche  d’assurer la validation politique, la vulgarisation stratégique et l’appropriation institutionnelle des résultats de la mission d’évaluation du capital environnemental, des services et fonctions des écosystèmes, ainsi que des impacts socio-anthropologiques dans le Bassin de la Volta, en vue de leur intégration dans les politiques publiques, les Plans d’Action Nationaux, les outils régionaux de planification de l’ABV et les mécanismes de suivi du projet REWarD, pour le cas spécifique du Mali.

Awa Chouaïdou TRAORE, envoyée spéciale à AbidjanNOUVEL HORIZON

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