L’ALCOOL ET LES STUPÉFIANTS


La conduite sous l’emprise d’alcool ou de produits stupéfiants est un délit interdit et punitpar le nouveau Code la route, la Loi n°2023-045 du 31 août 2023, dont le projet a été présenté par le Ministre des Transports et des Infrastructures Madame DEMBELE Madina SISSOKO et adopté, le 15 août 2023 à l’unanimité par les membres du Conseil National de Transition (CNT).
Sous l’effet de l’alcool ou des stupéfiants, le conducteur voit son champ visuel rétréci, il apprécie mal les distances et les obstacles qui peuvent se dresser devant lui.
L’alcool et les stupéfiants ont un effet euphorisant, c’est-à-dire qu’ils provoquent une joie de vivre et une surestimation de ses capacités.
Cela se traduit par une prise de risque plus importante : vitesse excessive, agressivité, non-port de la ceinture de sécurité ou du casque, réflexes diminués, etc.
L’alcool et les stupéfiants sont responsables de plusieurs accidents mortels de la route.
Tout conducteur en état d’ébriété met gravement en danger sa propre sécurité, celle de ses passagers et celle des autres conducteurs.
L’article 08 du Code de la route stipule que :
Est punie d’un emprisonnement de trois (03) mois et d’une amende de 200 000 francs, toute personne qui aura conduit ou tenté de conduire un véhicule alors qu’elle se trouvait en état d’ivresse, sous l’emprise d’un état alcoolique ou sous l’effet d’un stupéfiant.
Au Mali, le taux d’alcoolémie est fixé à 0,30g/litre de sang, ou 0,40mg/litre d’air expiré.
Conformément à l’article 110, alinéa 1.a, l’immobilisation du véhicule peut être prescrite lorsque le conducteur est présumé en état d’ivresse ou sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.
L’article 106relatif aux motifs de suspension ou d’annulation du permis de conduire ou de l’autorisation de conduire, relève que le Ministre en charge des Transports par arrêté, peut suspendre un permis de conduire pour une durée allant jusqu’à deux (02) ans sur la base d’un procès-verbal tout conducteuren état d’ivresse, sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Cette décision est indépendante de ce que peuvent décider les Tribunaux.
L’usage de l’alcool et des stupéfiants au volant constitue l’un des facteurs de risques d’accidents évoqué dans la Stratégie nationale de Sécurité routière 2021-2030 et son plan d’actions 2021-2025 dont l’objectif global est de « réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% en le ramenant de 25 tués pour 100 000 habitants à 12 tués pour 100 000 habitants à l’horizon 2030 ».
La conduite sous l’effet d’alcool et de stupéfiant multiplie par 30, le risque d’accident mortel.
Evitez la conduite sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants, c’est éviter l’homicide routier.
