QUAND LA DIGNITÉ DÉRANGE, RÉPONSE À UNE CRITIQUE DE MAUVAISE FOI

Il faut parfois beaucoup de calme pour répondre à ceux qui, armés d’un clavier, dégainent la critique facile sans comprendre ni le contexte ni la portée symbolique d’une parole.
Le Premier ministre malien, dans une déclaration forte et imagée, a dit :« Même s’il faut aller chercher notre carburant à pied avec des cuillères, nous le ferons. ». Cette phrase ne relevait ni de la comédie ni de l’improvisation. Elle était, au contraire, une métaphore de résilience, de dignité nationale et de courage en temps de guerre asymétrique. Ceux qui la tournent en dérision cherchent à disqualifier une posture de résistance, en l’habillant d’ironie. Mais ce qu’ils oublient volontairement, c’est qu’un pays en guerre contre le terrorisme n’a pas toujours le luxe du confort ni de la tranquillité stratégique. Parfois, l’honneur consiste à tenir debout, coûte que coûte. Le Premier ministre n’est pas un novice, mais un officier formé, un gendarme de terrain, un intellectuel rigoureux. Sa parole est le reflet d’une conscience stratégique, pas d’une panique. Il ne s’agissait pas de dire qu’on ira littéralement chercher du carburant avec une cuillère, mais d’affirmer que rien n’arrêtera la détermination du Mali à être souverain, même si l’adversité exige l’impossible. À ceux qui ricanent, que proposez-vous ? À ceux qui dénoncent sans cesse la parole, où est votre solution ? Quand un peuple décide de se tenir debout, ce n’est pas le sarcasme qui l’arrête. C’est dans les moments les plus durs que la parole des dirigeants doit rallumer la flamme de la dignité nationale, et c’est exactement ce qu’a fait le Premier ministre. Non, ce n’est pas l’échec qui s’exprime dans cette phrase, c’est la volonté de continuer malgré les obstacles.
Les critiques, au lieu de construire, participent à une forme sournoise de délégitimation de la parole souveraine, souvent au profit de narratifs importés, hérités d’un logiciel postcolonial fatigué. Le Mali ne se résumera jamais à ses difficultés conjoncturelles. Le Mali, aujourd’hui, reconquiert son âme. Et cette reconquête dérange ceux qui préfèrent les États dociles. Mais que cela leur plaise ou non, la dignité malienne ne s’excuse pas. Elle s’affirme.
Réponse à un piètre texte sur les réseaux.
Abdoulaye B. Diarra, correspondance particulière- NOUVEL HORIZON
