PROCESSUS DE PAIX ET RÉCONCILIATION : LE GENERAL ASSIMI GOÏTA RÉAFFIRME LA DISPOSITION DE L’ÉTAT À DIALOGUER AVEC LES TERRORISTES ET SÉPARATISTES MALIENS

C’est certainement un pas de géant que s’apprête à faire le Mali dans le cadre du processus de paix et de réconciliation nationale. À la faveur de la cérémonie officielle de remise du projet de la Charte Nationale pour la Paix et la Réconciliation Nationale au Chef de l’État, ce dernier, à savoir le Général d’Armée Assimi Goïta a tenu un discours d’ouverture au dialogue et de détermination à ramener le Mali sur la voie de la Paix. En effet, dans son allocution faite en bamanankan, le Chef de l’État a, sans détours, évoqué l’utilité de ce document essentiel qui posera les bases d’un Mali nouveau, réconcilié et en paix. Pour ce faire, le Président Goïta a, une fois de plus, tendu une main franche, mais conciliatrice à ceux qui, depuis plusieurs décennies, ont décidé de prendre les armes contre leur pays.

Le Mali est prêt à aller vers la paix avec toutes ses filles et tous ses fils, quel que soit le bord auquel ils appartiennent. Mais ce, à condition que cela se fasse dans l’entente et la cohésion. Élaborée dans un esprit de concertation et d’inclusivité, la Charte Nationale pour la Paix et la Réconciliation qui comporte 16 titres et 106 articles, couvrant les dimensions essentielles du développement économique, social, culturel et institutionnel du pays, pose les bases de ce processus.

S’illustrant dans ce qu’il avait projeté dans son adresse du 31 décembre 2023, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a déclaré que l’État malien est prêt à dialoguer avec les terro-separatistes qui ont pris les armes, à condition que ceux-ci se repentissent : «  Celui qui sait qu’il est malien et qui ne veut pas la guerre, mais plutôt la paix, celui qui veut dialoguer, qu’on s’entende, s’il a les armes, qu’il les dépose d’abord. Une fois les armes déposées, qu’il s’explique, les voies et moyens sont multiples : les chefs de village sont là, les chefs de fraction sont là, les maires sont là, le ministre de la Réconciliation est là, la Commission du Dialogue Inter-Maliens dirigée par Ousmane Issoufi Maïga est là, les voies pour y arriver (au dialogue), sont multiples. Ceux qui veulent la paix, s’ils ont les armes, qu’ils les déposent et viennent, le reste on s’entendra entre nous ». C’est sur un ton ferme et sans aucune hésitation que le Président Goïta a tenu ces propos.

 Plus de place pour la peur, les menaces et les attaques

Poursuivant dans ses propos, le Président Goïta a fait savoir qu’aujourd’hui n’est plus comme hier. Dans sa déclaration, le Chef de l’État a réaffirmé la détermination des nouvelles autorités à ne plus se laisser faire par des ennemis internes et externes, estimant que « cela est complètement terminé ». « Mais passer par d’autres moyens pour tenter de nous faire peur, de nous menacer, ça ne marchera pas. Je veux dire qu’on ne tournera pas en rond. Si tu es malien, viens et nous allons nous entendre ensemble, car ce sont des affaires internes. Mais les gens de l’extérieur qui viennent pour mélanger notre « maison », faire de notre « maison » un objet de commerce, user de notre « maison » pour avoir le pouvoir et gain de cause, cela est complètement terminé ».

Dans ce court passage de sa déclaration, le Président Goïta a rassuré que peu importe le temps que cela prendra, « Un jour si Dieu le Veut, le Mali redeviendra Calme, et agréable, mais cela ne peut se faire sans notre implication et notre détermination… ».

À noter qu’une fois le document adopté par les membres du Conseil National de Transition (CNT) et promulgué, un observatoire sera mis en place pour suivre la mise en œuvre de ladite Charte.

 

Awa Chouaïdou TRAORE    – NOUVEL HORIZON

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